Cinérama


Comment tuer son gosse ? En l’emmenant voir « Comment tuer son boss ? ».

Very Bad Trip a donné le signal : avec une bande de potes et deux trois sketchs à la con on peut faire rire des millions de gens. Pourquoi ne pas péréniser la franchise ?

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Tout était dit ou presque sur l’affiche, 3 patrons imbuvables vont devoir passer de vices à trépas. N’importe quel chroniqueur ciné peu ou prou averti, même amateur de Burt Reynolds, se serait demandé si c’était pas un peu casse-gueule de faire cohabiter trois histoires. La réponse est oui. On s’ennuie rapidement même si les employés respectifs sont amis et s’allient assez vite dans leur entreprise malheureuse. La suite c’est une cascade de situations aussi improbables que pas drôles. Parfois quand même on sourit à force. On n’a rien à reprocher à Jamie Foxx si ce n’est qu’il n’avait rien à foutre là dedans même si c’est lui le fameux second rôle qui fait passer le temps. Spacey est parfait. Aniston n’a pas inventé l’actor’s studio mais c’est pas ce qu’on lui demande. Le tout pourrait être du Very Bad Trip mais en version lidl. Au suivant.

Divertissement : 6,5 /10

Qualité : 5/10


Conan le barbot

Décidément depuis que Cinerama a repris vie il ne s’arrête plus. Un de nos chroniqueurs a même regardé « Le Baltringue » cette semaine. Mais avant d’enchaîner avec « Comment tuer son boss ? » il a préféré aller jeter un oeil sur la bonne grosse bouze des vacances. Et devinez quoi, il a toujours son oeil.

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Quand on est spécialiste d’heroic fantasy et qu’on n’a pas connu Schwarzie, aller voir les nouveaux exploits de Conan au ciné revient à se faire dépuceler par Judy Dench (M des derniers Bond) avec sa propre main. Bref on ne sait pas trop à quoi s’attendre, et même après on ne sait toujours pas quoi en penser. Alors on dira que c’est un bon divertissement médiéval-fantastique même si le fantastique s’est sans doute noyé dans des litres de sang. Mais pas trop, c’est juste qu’à force d’utiliser des armes blanches ou des poings, ce qui aurait fait une scène  érotique assez chaude, devient un génocide de bonne facture. Le tout servi par un scenario digeste et pour cause, un enfant de 10 ans amateur de jeux de rôles (un roliste quoi) aurait fait aussi bien. Ce même enfant qui a écrit tous les Transformers en 6 minutes au cabinet. Il paraît que la version d’Arnold était un peu plus barbare. C’est pas grave, on a eu notre compte.

Divertissement : 8,5/10
Qualité :  5/10


Mes meilleures amies : 30 ans, toujours solo

Il y a toujours un risque à aller voir une production Apatow : celui d’être un jour déçu. Rassurez-vous, ça n’arrive jamais.

 

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Si les frères Farrelly ont commis cette année un horrible « Bon à tirer » qui n’a été bon qu’à tirer un trait sur la coupe au bol d’Owen Wilson, Judd Apatow, lui, n’a pas failli. Et pourtant les obstacles étaient nombreux : Paul Feig à la réalisation, une bande annonce merdique, un résumé infidèle, un titre français comme souvent abominable, et l’absence de Seth Rogen, Paul Rudd ou Jonah Hill, premiers rôles féminins obligent. Même Leslie Mann manquait au casting ou plutot ne manquait pas. La preuve est faite que de bons acteurs n’ont pas forcément besoin d’être connus pour être drôles. Il suffit juste d’une histoire bien écrite, finalement très bien réalisée, un héros et sa pléiade de seconds rôles fondamentaux. Morale, vulgarité, sentiments, humour, vulgarité, psychothérapie, sincérité le cahier des charges naturaliste d’Apatow a été une fois de plus parfaitement rempli. Il s’offre même le luxe d’une succession de gags bien supérieure à ses chefs d’oeuvres personnels  »En cloque » et « 40 ans toujours puceau«  dans un opus pourtant plus profond encore que Supergrave.  Le sans-faute n’est passé qu’à une scène scatophile inutile près même si elle fera rire la plupart d’entre nous. C’est à l’évidence ce qu’on a coutume d’appeler la comédie de l’année. Comment pourra-t-il faire mieux ?

 

 PS : Ca n’a rien à voir avec Bridget Jones et Very Bad Trip. Rien


Super 8 : Super huître

Cinerama avait eu la bonne idée de ne pas payer 10 euros pour passer deux heures enfermé dans les années 70 avec des gamins qui veulent faire un film de Zombie. Hélas les bonnes idées ont une durée de vie aussi limitée que celle des créatures.

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Rupture dans le continuum espace-temps ou passion soudaine pour les daubes extraterrestres, nous sommes en mesure d’en réaliser la critique grâce à notre nouveau pigiste qui a aimé Transformers. Ça vous classe un cinéphile. Et pourtant, là, il a beaucoup aimé mais n’a pas adoré. Pourtant tout y était : un scenario puéril, un complot militaire, des personnages stéréotypés et le corps étranger qui fout la merde et vous tient en haleine pendant la moitié de la soirée, le reste ça sera une bonne pignole devant youporn. C’est une autre histoire. Il y avait hélas un défaut qui d’habitude est une qualité: des incohérences démentielles à la fin que nous vous laisseront découvrir. Le dernier quart d’heure parvient à gâcher 1h30 de bon spectacle hollywoodien.

Qui dit Hollywoodien dit gros tiroir-caisse à combler et une happy end en cadeau, c’est le même prix.

Tuer tout le monde n’aurait pas été plus mal.

Un conseil : allez voir « Jusqu’en enfer« 


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