Cinérama


Archive de la catégorie

Liste des articles dans la catégorie Séries B et Z.

Roland et Justin : Roland est un con

Au pays de l’humour pas drôle, Roland (Morgan Priest) et Justin (Julien Barbier) sont des monuments.

Deux inconnus, Morgan Priest et Julien Barbier, ont décidé que Samantha était décidemment trop drôle et qu’il fallait repousser plus loin les limites du pas drôle, pari réussi autant le dire tout de suite.

Après une première tentative avortée intitulée Joint de culasse (merci à Daniel Prévost pour l’inspiration), nos deux compères récidivent avec Roland et Justin.

loto

L’acting à son paroxisme

Les personnages sont ceux de deux paumés dont la portée autobiographique du personnage de Roland, fan de Van Damme comme « l’acteur » Morgan Priest est clairement affichée. L’humour vole aussi bas qu’une mouette neurasténique, la réalisation est plate, les décors à l’avenant et nos deux zéros se prennent à réver d’une diffusion télé sur une chaine nationale. La route sera longue et visiblement il faudra encore être patient !

Une vidéo pour vous faire une idée, attention, ceux qui s’attendent à rire vont être déçus :

http://www.dailymotion.com/video/x3imuz

 

Une dernière précision avant de partir, précisons que Morgan Priest (l’inoubliable Roland) dispose aussi de son site internet et ce dernier est nettement plus drôle que sa série !

Précisons également que les notes des vidéos sur Dailymotion sont l’oeuvre de ses amis tout comme les commentaires, le sieur Roland se faisant un plaisir d’effacer tout commentaire un tant soit peu négatif !

Le rôle de Roland serait donc un rôle de composition, celui d’un beauf imbu de sa personne.

 

L’interview exclusive Cinerama de la fine équipe

Cinerama : Quelles sont vos ambitions concernant cette série ?

Conquérir le monde.

Cinerama : Quelle est votre inspiration ? Les monty python ? Aldo Maccione ?

Bézu, les musclés, Jaques Martin et Saddam Hussein.

Cinerama : Quelle est votre préparation d'acteur pour ces rôles ?

50 suppositoires, matin, midi et soir. 10 pompes, 2 avé maria et 5 avé césar.

De l'humour pas drôle, tout est dit.

Cinerama


Michael Dudikoff : une carrière d’action man résoluement Z

Michael Dudikoff

 

Né le 8 Octobre 1954 à Redondo Beach en Californie

Dudikoff 2000

Dévinez quoi? Dudikoff ne sait pas lire. On s’en serait douté. Pourtant ce n’est pas une blague, mais Michael Joseph Stephen Dudikoff souffrait de dyslexie. Malgré ce handicap, il s’est très tôt lancé des des études de psychologie. Nouveau scoop, me direz-vous et pourtant là aussi c’est vrai, même si durant sa carrière il ne fera qu’à de très rares moments preuve de psychologie. Notre petite Cosette, Michael Dudikoff a donc du travailler plus durement que ses camarades pour mener ses études.

 

Alors qu’il travaillait comme serveur pour payer ses études, un agent le remarqua et lui proposa de devenir mannequin pour les publicités Adidas. Un métier sans avoir trop à réfléchir, c’est ce qu’il fallait à notre Micki. De plus, cela lui sembla être un bon moyen de commencer une carrière dans le cinéma. C’est pourquoi Michael prit quelques cours de comédie avant de faire ses débuts dans des épisodes des séries « Happy Days » et « Dallas » à la toute fin des années 70. On ne saura jamais, s’il assista vraiment à ces fameux cours. Ses hypothétiques professeurs cherchèrent en vain, la moindre petite trace de leurs enseignements lors de ses aparitions.

Après quelques petits rôles dans des films comme Uncommon valor (1983) aux cotés de Gene Hackman ou Bachelor Party (1984) avec Tom Hanks, Michael se voit offrir sa chance en 1985 dans American Warrior réalisé par Sam Firstenberg. Ce film, tourné par la Cannon, une compagnie spécialisée dans les films d’action à petit budget, fut un formidable succès qui propulsa Michael sur le devant de la scène. Chuck Norris devait jouer ce rôle très physique mais ce fut finalement Michael Dudikoff qui profita de cette opportunité même s’il ne connaissait rien aux arts martiaux et fut donc largement doublé. Inévitablement plusieurs suites furent tournées : American Warrior 2 ou Le ninja blanc suivant le même moule et toujours réalisés par Sam Firstenberg. Michael dut apprendre les arts martiaux en accéléré et fut formé par Mike Stone, l’ancien professeur d’Elvis Presley.

Suite à ces débuts dans des films d’arts martiaux, Michael Dudikoff entreprit ensuite de diversifier ses rôles d’autant plus que Jean-Claude Van Damme, bien plus aguerri niveau arts martiaux, venait de signer avec la Cannon et d’exploser dans Bloodsport (1987). Il tourna ainsi dans le film de guerre Platoon Leader en 1988, puis La rivière de la mort en 1989 et Midnight ride (1990) aux côtés de Mark Hammil (Star Wars) et de Robert Mitchum venu cachetonner ici. Il dut revenir dans American Warrior 4 en 1990 alors qu’il avait laissé son rôle pour le troisième épisode à David Bradley. Le film, assez calamiteux, ne rencontra pas le succès escompté à une époque ou la vague des ninjas était repartie et Michael aspirait à de meilleurs scénarios.

 

Ainsi il tourna par exemple dans Le bouclier humain en 1992. Ce film réalisé par Ted Post, auteur de Magnum Force avec Clint Eastwood, constitue une petite réussite malgré un manque de budget évident. Plusieurs autres films suivirent mais Dudikoff ne fut pas récompensé de sa loyauté envers la Cannon puisque Menahem Golan et Yoram Globus mirent la clef sous la porte en 1994.

Entre 1993 et 1994, Michael Dudikoff eut toutefois la chance de travailler à la télévision dans sa propre série produite par Stephen J. Cannel le créateur de 21 jump street ou de L’agence tous risques. Ce qui fut une grande opportunité se révéla assez vite épuisant du fait de son handicap puisqu’il fut contraint de travailler comme un forcené pour apprendre ses dialogues du fait du rythme de travail dans une série télé.

Suite à cette nouvelle expérience, Michael ralenti un peu sa cadence de tournage avant de redoubler d’activité chez la compagnie Royal Oaks à partir de 1997. Il partagea alors la vedette avec le prolifique Richard Norton (Nikki Larson avec Jackie Chan), Tony Curtis (Amicalement votre) ou Lee Majors (L’homme qui tombe à pic). Dudikoff en profita néanmoins pour varier quelque peu ses rôles avec des essais réussis dans le comique ou avec un bon thriller : In her defense (1998) dans lequel il interprète un avocat.

 

Michael Dudikoff tourna ensuite trois films sous la direction de Fred Olen Ray, spécialiste de la série Z californienne, parmis lesquels Contre offensive et Fugitive mind tous deux en 1999. Dans ces deux films, Michael Dudikoff fait montre de grands progrès d’acteur et compose un personnage désemparé très crédible dans le très réussi Fugitive mind qui bénéficie en outre d’une bonne réalisation de la part de Fred Olen Ray qui semble s’être beaucoup investi dans le projet.

Gale Force

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Michael Dudikoff interpréta ensuite des seconds rôles dans Tempête de feu (2001) et Gale force (2002) tous deux réalisés par ce tacheron de Jim Wynorski souvent plus occupé à filmer le décolté de ses « actrices » qu’autres choses. Son 50ème et dernier film est à ce jour le thriller Quicksand (2002) qui est l’occasion des retrouvailles avec Sam Firstenberg. Une manière de boucler la boucle !

 

Ainsi, Michael Dudikoff, dont on ne sait par ailleurs pas grand chose a laissé derrière lui 50 films qui montrent une progression et une certaine envie d’élargir son registre. On peut penser qu’avec Quicksand, Michael a préféré se retirer sur une bonne note. Néanmoins, il n’est pas à exclure qu’il fasse un jour son come-back si quelqu’un lui présente un scénario digne d’intérêt.

En exclusivité une photo de Michael Dudikoff sur le tournage de Quicksand qui m’a gentillement été transmise par Sam Firstenberg (au centre sur la photo).

Quicksand

Burt & Stavros


Panic Room : panique à bord le scénario se barre !

Panic Room : panique à bord le scénario se barre ! dans Films des annees 2000 039_PANIC_ROOM_DOUBLESIDED~Panic-Room-Posters

TF1 a diffusé Panic Room et Burt en est resté la bave aux lèvres. De bons acteurs : Jodie Foster, Forest Withaker et Jared Leto s’engluent de leur plein gré dans un thriller rocambolesque filmé par un David Fincher se foutant éperdument de son scénar.

panicroom2_300 dans Non classé

Le scénario est justement absent et hormis un point de départ très sympa, une mère et sa fille enfermées dans une pièce de survie avec le magot que veulent des cambrioleurs, rien ne tourne comme on l’espérait. Flairant le naufrage, Jared Leto, qui jouait comme une planche à pain, décide d’ailleurs de mourir afin de ne pas se fatiguer inutilement.

Jodie Foster et Forest Whitaker se débattent donc seul pendant que Fincher fait mumuse avec sa caméra ! Usant et abusant de plans esthétique mais à l’intérêt discutable quand il n’utilise pas des effets spéciaux dont ce type de film n’a justement pas besoin.

Ce qui était une assez bonne idée tourne donc au fiasco malgré deux, trois bons moments. Le Burt qui s’attendait à un bon thriller en est encore tout ébouriffé.

Burt


Irma la daube

Madame Irma

Régulièrement, les Inconnus évoquent un éventuel retour sur scène. Plutôt que de continuer à faire du mal au cinema, ils devraient se décider à passer à l’acte. Seraient-ils plus inspirés?

La chaîne du foot et du porno diffuse actuellement la dernière création du duo Bourdon-Légitimus, reliquat de ce qui fut à une époque un trio génial devenu célèbre sous le sobriquet d’Inconnus. Bernard Campan apparement, le plus inspiré des trois sur ce coup là, ne pouvait pas tourner dans Madame Irma. Ne pouvait-il pas ou ne voulait-il pas?
Un scénario d’une rare indigence, une réalisation des plus plates pour une énième resucée dégueulasse de leur habituelle comédie sociétale, signée Didier Bourdon. Après la réussite des Trois frères, le pari assez réussi du pari, la sortie sans commentaire des Rois mages, passé légitimement inaperçu, on en avait assez bouffé et surtout on se croyait à l’abri d’une nouvelle attaque terroriste sur le rire tricolore. Et voilà qu’en panne totale de créativité, ils nous reservent leur soupe, qui se révèle cette fois carrément imbuvable.

Le telephone sonne toujours deux fois

 

Des gags sans envergure, des acteurs peu concernés (avec la résurrection palpitante de Johanna de Premiers Baisers), et surtout une trame de fond (si on ose dire) vue et revue. Un père de famille au chômage qui se travestit en voyante pour sauver la face et sa vie familiale. Cela ne vous rappelle rien ? Cerise sur le gateau, le titre, qui fait office de record du monde du cliché. Sans doute un argument commercial, mais ça reste léger quand on se veut auteur original.
Au final, c’est certes toujours mieux que du Eric et Ramzy, mais c’est pas une raison pour continuer de sévir. S’ils osent réecrire un film, dans les prochaines années, ils pourraient bien se retrouver avec une plainte au cul pour crime contre l’industrie du cinema.

PS : Didier Bourdon semble très essouflé. Tout le monde l’a oublié, mais notre inconnu a quand même sorti, en dehors de l’Extraterrestre, une chanson il y a quelques temps sur les interdits : « On peut plus rien dire ». Le génie du trio, ça devait visiblement pas être lui. Régalez-vous :

http://www.dailymotion.com/video/xg62k

Stavros


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