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Liste des articles dans la catégorie Portraits d’acteurs.

Dur, dur !

Plus dure sera la chute

Au panthéon des has-been, Jan-Michael Vincent et David Hasselhoff figurent sûrement en bonne place. Tous deux vedettes de séries à succès dans les années 80 (respectivement Supercopter et K2000), les deux stars n’ont pas su transformer l’essai au cinéma et ont succombé à leurs démons et en particulier la boisson.

Jeune premier remarqué dans les années 70 aux cotés de Charles Bronson, Burt Reynolds ou James Coburn, Jan-Michael Vincent peine à rencontrer le grand succès en solitaire avant de signer pour Supercopter en 1984.

 Dur, dur ! dans Non classé jmv

Malheureusement, ce dernier ne lâchera jamais la bouteille et suite à son renvoi il se retrouvera au générique de films improbables tournés en 5 jours (Etreinte mortelle) ou aux Philippines. Détruit par ses excès, Jan-Michael frôle la mort dans un accident de voiture en 1996 avant d’effectuer un mini comeback dans Buffalo 66 aux cotés de Vincent Gallo dans lequel, la voix détruite par une intubation ratée, il se révèle touchant en propriétaire d’un bowling. A par cette éclaircie Jan-Michael traverse les années 90 sans lire les scénarios qu’on lui offre du moment que cela paie les frais. Il joue tout d’abord dans des thrillers érotiques et l’age et la boisson le rendant moins glamour fini par jouer les baroudeurs pour Menahem Golan même si on sent l’éthylotest prêt à virer au rouge à tout moment (Deadly Heroes). Sa dernière prestation dans un film indépendant intitulé Menace et coproduit par Abel Ferrara en 2002 le confirme : son addiction perdure à tel point qu’il en oublie ses dialogues dans une scène d’anthologie.

 

David Hasselhoff quant à lui n’a jamais eu l’ombre d’une chance au cinéma alors que K2000 cartonnait. Etrange destin qui le pousse à créer Alerte à Malibu. A défaut de concourir pour l’Oscar, David se rince l’œil et fait péter son compte en banque que comme Jan-Michael il dilapide en boissons et en virées arrosées.

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Son mode de vie finie de le couler malgré le succès colossal de la série. David est une star et va jusqu’à pousser la chansonnette près du mur de Berlin affublé d’un superbe blouson clignotant. L’effondrement du mur lui doit d’ailleurs peut être quelque chose. Néanmoins, David Hasselhoff ne revient toujours pas et continue de boire malgré un charisme certain qu’avait laissé entrevoir K2000.

Deux destins identiques pour deux stars déchues. Même si Jan-Michael Vincent eu plus de chances au cinéma sa carrière semble maintenant terminée alors que David Hasselhoff peine à sortir la tête de l’eau.

Réveillez-vous les gars !

Burt


Palais Royal! : Valérie Lemercier joue aux échecs

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J’ai eu hier l’occasion de visionner « Palais Royal! » réalisé par Valérie Lemercier. Certes cette dernière est une grande humoriste peut-être une des plus drôles mais à côté de ça, son passage au cinéma me laisse au mieux pantois au pire dégouté.

Plusieurs révélations me sont donc apparues au cours de cette séance DVD. En premier lieu, ce film est très vilain. Non pas qu’il soit complêtement raté, à la différence des films d’Eric et Ramzy (pas vu le dernier, chat échaudé…) celui-ci se laisse regarder sans ressentir le désir de casser son écran. Mais c’est tout de même une sacré bouse. Le seul truc qui tient à peu près la route, c’est le canevas de départ: un couple accède au trône sans y avoir vraiment été préparé (surtout la Reine). Ensuite, tout est mou du genou. Les acteurs, le scénario, les gags, la réalisation, on n’est jamais convaincu. Chaque critique du monde des paillettes voulue par Lemercier est trop convenue et tombe à plat. A la fin, on retient vaguement qu’il y a beaucoup d’hypocrisie dans ce monde mais c’est vraiment laborieux. La responsabilité de ce désastre n’est pas entièrement à mettre sur le dos des scénaristes (dont Lemercier) ou de la réalisatrice (Lemercier), la faute est également à Valérie Lemercier actrice. Il faudra s’y faire, mais elle n’est pas bonne et joue même très mal.

« Au four et au moulin, Valérie, réalisatrice, actrice et scénariste finit par se bruler »

Dans « Les visiteurs » son rôle exhubérant de bourgeoise lui allait comme un gant (contrairement à Muriel Robin qui en faisait des caisses) mais sortie de ce carcan elle est fade, très fade. C’est une juste une humoriste pas une actrice qui peut tout jouer. Il est vrai que ces dernières années le principal moyen de devenir une vedette sur grand écran est d’avoir été un comique à succès (Jamel, Elmaleh, Youn, Dujardin, Eric et Ramzy pour les succès, Kad et O, les Robins, Michelle Bernier, Shirley et dino par exemple pour les echecs) mais seuls quelques uns sont de vrais comédiens et ne misent pas tout sur leur registre de scène (nous y reviendront). Lemercier, quant à elle, n’est pas comparable à tous ces artistes elle a un parcours un peu différent mais jouit d’une sympathie qui rend aveugle (n’oublions pas qu’elle chante aussi…). Tout ce qu’elle fait est formidable. Alors elle se retrouve nommée pour tout et n’importe quoi, même pour le césar de meilleure actrice dans « Palais Royal! » et surtout récompensée pour Fauteuil d’Orchestre où elle est légèrement meilleure c’est vrai mais pas à ce point là quand même.

Si vous voulez vraiment vous divertir devant un courtisan se convertissant aux coutumes d’un autre monde que le sien, je vous conseillerais davantage « Jet Set » de Fabien Onteniente avec là encore Lambert Wilson mais cette fois au sommet de son art. Allez, vous supporterez bien Bruno Solo… vaut quand même mieux ça que se farcir Mathilde Seigner…

Sinon il vous reste le sommet du genre :La Cage aux Folles bien-sur avec qui vous savez…


Décès de Claude Brosset

Décès de Claude Brosset (24/12/43 – 25/06/07)

          Claude Brosset

           Parmi les seconds rôles français, Claude Brosset était une star, une figure incontournable et surtout un grand acteur. Doté d’une présence remarquable, il savait faire exister ses rôles avec une économie de mots et un temps à l’écran souvent réduit comme dans le téléfilm L’aîné des Ferchaux en 2001 aux cotés de Jean-Paul Belmondo et de Samy Naceri.

Sa route a souvent croisé celle de Jean-Paul Belmondo dans des rôles souvent marquants : L’Alpagueur (1976), Le corps de mon ennemi (1976), Flic ou Voyou (1979), Le marginal (1983). Il donna également la réplique à Lino Ventura et Patrick Dewaere dans Adieu poulet (1975).

Acteur de qualité, il retient l’attention de grands cinéastes tels que Yves Boisset (R.A.S.), Pierre Granier-Deferre (Adieu poulet), Henri Verneuil (Le corps de mon ennemi), Georges Lautner (Flic ou Voyou), Jacques Deray (Le marginal), Jean-Pierre Mocky (A mort l’arbitre) ou Bertrand Tavernier (L. 627 en 1992 ou Capitaine Conan en 1996).

Acteur indispensable et aisément identifiable au physique impressionnant et à la voix grave, il prête également sa voix à Robert Duvall dont il assura le doublage. Acteur populaire quoi que méconnu, il tourna généralement dans des films populaires tels que Les rois mages (2001), OSS 117 (2005) et Gomez vs Tavarez (2007) qui ne mérite certainement pas son talent.

Afin de nous rappeler de ce grand acteur voici un extrait de son spectacle de poésie datant de 2006 : Image de prévisualisation YouTube

L’équipe de Cinerama adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches et encore merci Claude. Si vous souhaitez nous contacter contactcinerama@yahoo.fr ou laissez vos commentaires.

 

Burt


Burt Reynolds « My Life »

 Burt is Burt 

           Grâce à un ami, Maël, je viens enfin d’obtenir l’autobiographie de Burt Reynolds ! Et là, c’est le choc, sans contenir des révélations fracassantes, Burt parle de lui, de sa vie, de ses succès (Delivrance, plusieurs films de voitures, …) mais aussi de ses ratages (le refus du rôle de Han Solo dans Star Wars) et cela, souvent avec humour (« Lorsque j’ai refusé ce rôle, mon agent aurait du m’enfermer ! »).

Un style clair, précis et un humour omniprésent permettent de découvrir un autre Burt Reynolds. Ce dernier évoque également ses frustrations dont celle de ne jamais avoir gagné l’Oscar, reconnaissance ultime qui lui a même échappé avec Boogie Nights. Il est vrai que Burt n’a jamais été reconnu par une certaine critique « intellectuelle » et ce malgré ses collaborations avec Alan Pakula, Woody Allen ou Robert Altman. Même si Merci d’avoir été ma femme (Starting Over) d’Alan Pakula fut nominé en 1979 pour les Oscars du meilleur film, meilleur scénario, meilleur premier rôle féminin et meilleur second rôle féminin, Burt Reynolds fut étrangement et injustement oublié et vécu cela comme une trahison.

En point d’orgue, Burt nous livre son discours pour un Oscar, qui espérons le, ne viendra pas à titre posthume.

Comme l’a dit Burt Reynolds lui-même, un sacré bouquin pour un livre écrit (sûrement par quelqu’un d’autre) en 3 jours. Merci Maël.

Burt (et maintenant vous savez pourquoi Burt is Burt)


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