Cinérama



Brice de Nice fait encore des siennes

16H02 - « Brice de Nice »: la justice donne partiellement raison à l’auteur des sketches

Brice

 Personne n’en a spécialement parlé mais il nous apparaissait important, à Cinerama, de mentionner cela. De telles choses se produisent souvent avec le développement d’Internet.

Dépèche A.F.P.

Le tribunal de Paris a donné partiellement raison mercredi à Fabien Sarfati, en jugeant illicite l’exploitation sur internet, sans son accord, de quatre sketches qu’il avait co-réalisés et mettant en scène « Brice de Nice », personnage devenu culte après la sortie du film éponyme en 2005.La 3e chambre civile du tribunal a toutefois estimé que les producteurs du long-métrage, Mandarin Films et GIE TFM Distribution, n’avaient « pas adapté » ces quatre sketches dans leur film. Elle n’a donc pas accordé au réalisateur les dizaines de milliers d’euros qu’il réclamait.Mandarin Films et GIE TFM, qui ont diffusé ces sketches sur le site « bricedenice.com », sans mentionner le nom et la qualité de réalisateur de M. Sarfati, ainsi que Rémi Lanvin, un particulier qui exploitait ces sketches sur son site personnel « brice-the-asw », ont ainsi été condamnés à verser solidairement à M. Sarfati 4.000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 7.500 euros de frais de justice.

Personnage de fiction créé par Jean Dujardin dans les années 1990, Brice est un surfeur de Nice (où il n’y a pas de vagues…) dont la principale activité est de « casser » ses interlocuteurs à coup de remarques acerbes.

Les quatre sketches concernés, « La Drague », « La Leçon de Casse », « Le Bar branché » et « Les Vacances », avaient été tournés dans les années 1990 par Fabien Sarfati. Souvent qualifiés d’ »historiques », ils ont été repris sur des sites internet, puis ont inspiré le long-métrage tourné en 2005 par James Huth.

Le tribunal a reconnu mercredi que M. Sarfati était « bien le co-auteur des quatre sketches en cause » et qu’il avait donc bien des droits moraux et patrimoniaux sur ces oeuvres.

« S’il est certain que pour effectuer la réalisation des quatre sketches en cause, M. Sarfati a utilisé des techniques préexistantes (notamment le regard caméra), cette circonstance ne saurait lui ôter sa qualité d’auteur », justifie la 3e chambre, et ce, « même si (sa contribution) est mineure par rapport à la contribution des auteurs et artistes-interprètes ».

En revanche, contrairement à ce qu’affirmait Fabien Sarfati, le tribunal a jugé qu’il n’y avait pas eu d’ »adaptation illicite » de ses sketches dans le long-métrage.

Selon lui, « la reprise par un autre réalisateur d’une technique préexistante, à savoir le regard caméra, ne saurait suffire pour établir » une telle infraction.

Le tribunal reconnaît que Mandarin Films a « souhaité rester proche des sketches qui ont remporté un grand succès », mais « il n’en demeure pas moins que cette volonté ne constitue nullement une faute à l’encontre de M. Sarfati, puisque sa contribution n’a pas été reprise ni adaptée », « la notoriété dont il s’agit étant attachée au personnage de Brice de Nice dont M. Sarfati n’est pas l’auteur ».


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