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Hommage à Kinski

Klaus Kinski (1926-1991)

Klaus Kinski est né à Sopot (actuelle Pologne) en 1926. Ce dernier usé par ses excès et son tempérament de feu est décédé d’une crise cardiaque le 23 novembre 1991 à Los-Angeles.

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Cet acteur comme il y en eu peu fut un véritable cyclone, au propre comme au figuré. Ses colères sur les plateaux ou lors d’interviews furent mémorables, de même que sa relation conflictuelle et compliquée avec le réalisateur Werner Herzog avec lequel il tourna Aguirre, Fitzcarraldo ou Woyzeck. Afin de se faire plaisir et de rencontrer le monstre, voici une vidéo d’une de ses colères sur le tournage de Fitzcarraldo.

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Kinski fut avant tout un acteur et non un calculateur. Sa carrière ne sera donc pas construite et bâtie suivant un but précis. A ce titre, et pour mon plus grand plaisir, sa carrière foisonne de série B et Z. Si l’on excepte certains films tels que Aguirre, Fitzcarraldo, Woyzeck et Nosferatu, tous réalisés par Herzog, et qui n’ont pas fini d’être décortiqués par les Cahiers du cinéma, sa carrière est surtout constituée de séries B et Z qui valent avant tout le détour pour sa seule présence. Hormis bien sur quelques bons films tels que : Le grand silence (un superbe western avec Jean-Louis Trintignant, réalisé par ce sous-estimé Sergio Corbucci), El Chuncho (un étonnant western politique) Mort d’un pourri de Lautner avec Delon, Et pour quelques dollars de plus de Leone qui le révéla

En effet, les réalisateurs de séries B (et à plus forte raison de Z) sont souvent peu expérimentés et globalement mauvais ! Kinski peut alors se lâcher, en faire des tonnes, donner dans la démesure ou un certain maniérisme qui contribue à faire exister son personnage même si son temps à l’écran était souvent réduit (Kinski coûtait cher). Klaus Kinski avait besoin de jouer et de gagner de l’argent comme il l’a souvent dit même si ses déclarations faisaient parties du fond de commerce d’un personnage définitivement complexe. A la fois attachant et fou tel était Kinski.

Parmi les nombreuses séries B et Z tournées par Kinski et à retenir on peut citer : Shangai Joe avec un rôle court mais marquant, On m’appelle King un western espagnol tourné avec trois bouts de ficelles dans lequel Kinski fait merveille et dans lequel on retrouve Richard Harrison et une superbe musique, Black Killer un western italien comme il en tourna tant.

Personnage entier se promenant toujours à la limite de la folie, Klaus Kinski mourut en 1991 d’une crise cardiaque après avoir signé sa première réalisation : le controversé Kinski Paganini dans lequel il interprétait le célèbre violoniste.

Pour les amateurs, tous les films cités sont aisément trouvables en dvd, hormis Paganini.

Adieu Klaus !

kinski dans Portraits d'acteurs

Burt 


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